Greffe d’organe : quand est-elle nécessaire ?

Soins palliatifs

Une greffe est réalisée dans le but de remplacer ou suppléer un organe vital pour permettre à une personne de retrouver une vie normale.

Un acte médical de la « dernière chance »

La transplantation d’organe prolonge et améliore la vie de personnes ayant un ou plusieurs organes défaillants dont l’état de santé se dégrade et pour lesquelles la greffe d’organe(s) sain(s) est la seule solution.

Les principales indications de transplantation sont, pour la greffe du rein, une insuffisance rénale terminale, pour la greffe du foie une cirrhose avec insuffisance hépatocellulaire ou une hépatite fulminante, pour la greffe du cœur une cardiomyopathie sévère, pour la greffe de pancréas le diabète de type 1, pour la greffe pulmonaire une mucoviscidose ou une fibrose pulmonaire, pour la greffe des intestins une insuffisance intestinale. La décision d’inscrire une personne malade sur la liste nationale d’attente des transplantations revient à l’équipe de transplantation.

Les différents types de greffes

Une autogreffe est, comme son nom l’indique, une greffe dans laquelle le greffon provient du receveur lui-même. Une allogreffe (ou homogreffe) est une greffe faite à partir d’un donneur, décédé le plus souvent. Une xénogreffe est une greffe pratiquée entre deux organismes d’espèces différentes, par exemple la transplantation d’un organe animal dans le corps humain.

Plusieurs organes et tissus peuvent faire l’objet d’une transplantation : poumons, foie, pancréas, cœur, reins, intestins, peau, cornée, valves cardiaques, veines, artères, os, tendons, ligaments, moelle osseuse). L’organe le plus couramment greffé est le rein. Suivent le foie, le cœur, les poumons, le pancréas et des parties de l’intestin.

Les tissus et organes prélevés chez une personne vivante sont essentiellement la moelle osseuse, le rein, la peau, des fragments osseux, un lobe hépatique. Plus de 90 % des greffes sont réalisées avec des greffons provenant d’un donneur mort. Ainsi, le foie, le cœur, les poumons, le pancréas, les os et cartilages, la cornée, l’intestin sont des tissus et organes prélevés après la mort du donneur.

Des résultats en constante amélioration

Plus de 5 700 greffes d’organes sont effectuées en France chaque année (5 806 en 2018, dont 3 567 greffes de rein, 1 325 greffes de foie et 450 greffes du cœur). Les résultats de ces interventions ne cessent de s’améliorer et la transplantation permet aux personnes qui en sont bénéficiaires de reprendre une vie normale.

Zoom sur la greffe de moelle osseuse

Les personnes ayant besoin de ce type de greffe sont essentiellement des malades dont la moelle osseuse ne remplit plus ses fonctions (aplasie) ou est envahie par des cellules cancéreuses (leucémie). En France, 2 000 personnes ont besoin d’une greffe de moelle osseuse chaque année. La greffe de moelle osseuse consiste à transfuser au receveur une quantité donnée de moelle osseuse prélevée sur un donneur compatible (qui partage la même carte d’identité génétique) et en parfaite santé. Il est possible de s’inscrire en tant que donneur de moelle osseuse en remplissant le formulaire mis à disposition par l’Agence de la biomédecine.

La compatibilité entre donneur et receveur

Pour qu’une greffe réussisse, il faut greffer un tissu ou un organe dont les caractéristiques biologiques sont les plus proches possible de celles du receveur ; c’est ce que l’on appelle la compatibilité HLA (human leukocyte antigen) – les HLA étant des protéines situées à la surface des cellules. Ce système complexe est en quelque sorte notre « carte d’identité biologique ». Une prise de sang suffit pour effectuer un typage HLA. Lorsque le donneur et le receveur ont le même groupe titulaire ou un groupe tissulaire très voisin, il y a compatibilité, dont le succès de la greffe dépend.